Bénédicte et Benoit Morizot nous partagent leur vécu dans la préparation de la journée festive de la région Ouest.
Q : Le projet d’une journée pour réunir la communauté Vivre et Aimer de la région Ouest, qu’en avez-vous pensé ?
Benoît : Après une longue période sans équipe régionale, je me sentais triste. Il y avait un manque. Seuls les secteurs vivaient, mais il n’y avait pas de lien entre eux. Le projet d’une journée régionale, c’était l’idéal pour “relancer la machine”.
Bénédicte : Moi, je me suis sentie enthousiaste. Il y a une nouvelle équipe régionale, on va fêter ça.
Q : Comment avez-vous reçu cet appel de la part de la nouvelle équipe régionale ?
Bénédicte : “Ouille”… Nous sommes de nouveaux coordinateurs de secteur. Comment mobiliser, je ne connais pas tout le monde. Il va falloir susciter l’envie des adhérents… mais comment faire ?
Benoît : Notre première idée, c’était d’accueillir un mini week-end dans le secteur, pour éviter la routine. Le secteur est vivant, les précédents coordinateurs avaient fait un super travail. Donc cet appel, je l’ai reçu avec confiance : ce n’était pas un grand risque , dans le secteur nous savons organiser des sessions.
Q : Comment avez-vous présenté le projet à votre secteur ?
Benoît et Bénédicte : Lors d’une réunion d’animateurs, nous avons présenté cela comme une occasion de mettre en avant le dynamisme du secteur. C’est d’une certaine façon, valoriser le travail de nos prédécesseurs.
Concrètement, il y a eu deux soirées en visio pour annoncer le projet, puis une soirée en présentiel. On avait préparé un diaporama, avec des accessoires pour rendre le tout joyeux et plein d’humour. Nous voulions donner envie aux adhérents de s’engager pour faire équipe.
On a pris le contrepied des contraintes possibles : on a présenté le projet comme un cheminement “Vivre et Aimer”.
Chaque couple a ensuite eu quelques jours pour discerner et donner sa réponse.
Au début, il y a eu un peu d’abattement de notre part, car il y avait peu de réponses. Puis, progressivement, de petits groupes se sont constitués, pleins de dynamisme.
Aujourd’hui, les adhérents qui s’engagent ont envie de faire la fête. Ils ne s’engagent plus par devoir, mais “pour en être”.
Benoît : Maintenant que tout est lancé, même s’il y a eu quelques doutes au départ, je me sens confiant.
Bénédicte : Maintenant, il faut lâcher prise. Laisser les choses se développer, se faire sans nous. Chacun doit être autonome dans ce qu’il prépare.
Q : Pour finir, que diriez-vous aux autres coordinateurs qui voudraient se lancer dans un projet comme celui-ci ?
Benoît : Ne doutez pas des membres de votre communauté. Un projet comme celui-ci, ça donne vie.
Bénédicte : Allez-y ! Il y aura des retombées positives pour tous. C’est normal d’avoir de l’appréhension, mais il faut faire confiance à la communauté.
Benoît : Il faut accepter de porter le projet au départ, en comptant sur la communauté. Puis déléguer : ça facilite le “oui” aux différents appels.
Propos recueillis par Elisabeth et Vincent PICARD