Le Covid a t-il eu raison de la relation de couple?

Selon l’IFOP, près d’1 couple sur 10 s’est éloigné depuis le confinement. Que nous apprennent les dernières études sur les relations dans le couple post-confinement ? Quelles leçons peut-on tirer de cette période ?

La relation de couple a-t-il survécu au confinement?

Les médias nous relatent une multitudes d’histoires de couples, surtout des histoires de vie de couple chamboulées par le confinement. Alors, qu’en est-il vraiment ?

Quarantaine, tâches ménagères, gardes d’enfants à la maison, télétravail, vie sociale fortement limitée, promiscuité,…. l’étude de la relation en couple pendant le confinement de l’IFOP (05/2020) montre que le confinement a mis à rude épreuve la relation d’un couple français sur 10. Heureusement, pour 6 couples sur 10, cela n’a rien changé et cela a même rapproché 3 couples sur 10. Alors plutôt positif, non ?

Quel est le profil du couple qui n’a pas résisté au confinement ?

Selon les chercheurs de l’IFOP dans un entretien, le profil majoritaire du couple qui n’a pas résisté est un couple plutôt jeune, qui vit sa première expérience de vie conjugale. Si les conjoints ont moins de 30 ans et vivent en grande ville, ce phénomène peut être nettement exacerbé.

On dénote également un facteur socio-économique chez certains couples qui n’ont pas résisté, notamment : “Pour les couples les plus précaires économiquement, la pression liée à la crise sanitaire s’inscrit dans un contexte préexistant de difficultés financières” et peut faire voler en éclat le couple…

Selon le Dr Feuerman, psychothérapeute américain, le confinement a amplifié la dynamique existante au sein de la relation du couple. Ainsi les couples où la relation était déjà forte en sont ressortis encore plus forts. A l’inverse, les couples qui n’ont pas résisté ou les plus affectés par le confinement sont ceux où il y avait déjà des problèmes bien avant le confinement.

Le confinement a exacerbé les problèmes sociaux-économiques des couples fragiles

On y découvre sans grande surprise que l’on vit mieux le confinement dans une plus grande maison, qui plus est avec jardin, et avec une aisance financière, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

Ainsi “le stress économique, l’anxiété, le contexte d’un espace réduit où les partenaires vivent trop l’un sur l’autre peuvent donner lieu à des débordements violents [..] “La pandémie et le confinement ont de ce fait participé à amplifier les inégalités sociales, qui parfois se sont traduites jusqu’au cœur du foyer sur un mode violent”.

Un rapport de Juillet 2020 a été rendu par une mission interministérielle (MIPROF) pour étudier ces violences dans le couple. En conclusion, il est probable que le confinement a aggravé les violences conjugales déjà existantes. La majorité des violences déclarées étaient verbales ( avec bien sur pour les cas les plus extrêmes violences physiques ou sexuelles).

Ceci renforce l’idée que le confinement a exacerbé en positif comme en négatif ce qui existait déjà au sein du couple.

Le phénomène des turbocouples

A l’opposé, selon une étude britannique de Relate/E-Harmony, le confinement aurait accéléré les relations amoureuses. Des couples, à peine constitués, brûlent toutes les étapes de l’engagement. 36% des sondés indiquent que deux mois de confinement auraient été vécus comme l’équivalent de deux ans de relation commune.

Emménager à deux, s’engager et se marier, avoir un enfant…. après quelques semaines ou mois de rencontre… on les appelle parfois les turbocouples… Un phénomène peut être boosté par l’isolement et une moindre pression/influence de l’entourage ?

En revanche, difficile de connaître l’ampleur du phénomène. Souvent médiatisé par des stars, ce phénomène peut être parfois mal vu quand il s’agit d’un proche pour qui on trouve que tout va trop vite. Seule chose que l’on sait, c’est qu’il y en a plus que d’habitude.

Les plus gros sujets de dispute dans le couple pendant le confinement

Le confinement n’a fait que mettre à nu certains sujets jamais vraiment discutés. Le couple qui avait habituellement un échappatoire (travail, vie externe, vie associative ou sportive) a dû alors se confronter sur ces sujets, source de tensions, que l’on pouvait éviter ou que l’on ne voulait pas voir.

Quand tout le monde se retrouve à la maison, il faut gérer les enfants, l’école à la maison, le télétravail, la maison, tout cela en une journée !

Cela crée forcément des moments d’irritation et de tensions. Cette surcharge d’activité et de charge mentale, le plus souvent, c’est la femme qui se retrouve à tout gérer. L’IFOP et Consolab ont étudié les principaux sujets de dispute pendant le confinement.

Le sujet principal de disputes lors du confinement est pour 49% des couples “les tâches ménagères” suivi des « enfants » (temps passé devant l’écran, manière d’éduquer les enfants, le temps passé avec les enfants).

C’est le manque de communication dans le couple qui est le premier facteur d’insatisfaction chez les personnes ayant eu envie de rompre depuis le premier confinement.” selon un chercheur de l’IFOP.

Le couple vit une situation habituellement rencontrée à l’âge de la retraite

Le confinement accélère les choses et a pu faire voyagé les couples encore dans la vie active dans le futur. En effet, il semble que le confinement nous a fait vivre une situation qui habituellement se rencontre en général à la retraite lorsqu’on est en couple: la vie à deux, constamment l’un avec l’autre, avec les mêmes conséquences.

En effet, il y a des analogies très forte avec les problématiques des couples à la retraite: voir l’étude le couple à l’heure de la retraite. Dans le confinement, certains auront même pu vivre le “syndrome du mari dans les pattes” (husband underfoot syndrome), phase typique rencontrée à la retraite. C’est la phase où l’homme retraité revient à la maison et commence à faire des tâches ménagères que la femme avait pour habitude de gérer.

Cela est vécu par la femme comme une ingérence et l’homme, qui a le sentiment d’être un intrus, ne trouve pas sa place.

Le sujet peut être la cuisine, le jardinage, la gestion des enfants, les tâches ménagères… bon nombre de domaines qui peuvent être considérés comme son territoire à soi.

Cependant l’analyse termine sur le fait que la communication participe à l’épanouissement d’un couple en retraite : “Moyennant la préparation et le dialogue nécessaires, il ne fait pas de doute que la retraite puisse être une très belle étape de la vie d’un couple.

Vivre en couple pendant le confinement : une chance ?

Face au stress généré par le Covid, une étude récente publié par la société Française de Psychologie “Les couples mis à l’épreuve du confinement de la crise Covid” (juin 2022) vient montrer qu’en effet vivre le confinement à deux “peut constituer une forme de soutien face au stress durant le confinement et un support de résilience en situation de crise pandémique”.

Cela signifie que l’on vit mieux une crise comme le Covid, à deux, que tout seul. Ainsi, “les couples confinés ensemble étaient plus susceptibles de signaler une amélioration de la qualité de leur vie émotionnelle et sexuelle que les couples séparés par le confinement”. A l’inverse, les personnes seules sont plus à même d’être dépressives ou de se sentir isolées.

Les chercheurs mettent cependant un bémol en indiquant que certains facteurs peuvent venir ternir cela : “la restriction de l’espace disponible, la réorganisation du travail et des loisirs et les relations avec les enfants sont apparus comme des facteurs de stress potentiels”.

Le couple, une valeur sûre ?

Selon François Kraus de l’IFOP, La crise a plus renforcé la notion de couple qu’autre chose, et ceci dans toutes les strates de la population”. Ainsi, cette période stressante qu’est le covid, montre à travers les études que les personnes seules semblent rechercher une personne qui saura leur apporter “sécurité affective et sexuelle”, plutôt dans un “état d’esprit général qui favorise la monogamie, notamment [pour ceux] qui ont le sentiment d’avoir perdu un an de leur vie”.

S’investir dans sa relation de couple ?

On mesure à quel point le couple peut être une force pour rebondir en période de stress comme nous l’avons connu avec le Covid. Mais pour cela, il faut encore que la relation repose sur de bonnes bases et que la relation devienne solide comme un roc.

Comme nous l’avons vu avec le confinement, au moindre coup de vent, la relation peut vaciller pour certains couples. La première cause citée est le manque de communication dans le couple.

D’inspiration Ignatienne, le mouvement Vivre et Aimer propose depuis près de 50 ans aux couples, mariés ou non, croyants ou non, des démarches simples et accessibles pour aimer au quotidien et dans la durée, notamment en expérimentant une nouvelle façon de communiquer au sein du couple.

L’expérience qui a changé leur relation de couple

A travers une session de 2 jours, les couples seront guidés pour apprendre à mieux se comprendre, échanger en profondeur sur tous les sujets, se retrouver et se redire ce qui leur tient à cœur, leur rêve à deux, mettre toutes les chances de leur côté pour vivre intensément leur relation et se redire “Oui”.

Les sessions se font à travers toute la France. Des milliers de couples en France ont déja suivi ces sessions.

Voici quelques témoignages de couples :

“Ce sont des solides bases sur lesquelles nous nous appuyons encore aujourd’hui. “ (Marie et Florian)

« J’ai changé mon regard sur toi » (Blandine et Bertrand)

“Cela a été une étape clé dans la fondation de notre couple” (Julie et Stéphane)

Les enfants de Marie et Marko ont trouvé leurs parents changés dans leur relation.

Retrouvez les témoignages en détail ici pour qui la session a été bénéfique pour leur relation.

Autre article pour en savoir plus:

Les couples à l’épreuve du Covid 19 (Résilience Psy)

Crédits Photos: Différents auteurs @Unsplash

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Comment se prennent les décisions dans le couple ?

Extrait d’un article de Corinne Renou-Nativel , La Croix du 15/06/2022

Lieu de vie, mariage, enfants, destination de vacances ou décoration de la maison… Petits et grands choix tissent la vie des couples.

Qui dit décision de couple pense aussitôt en grand format, avec des questions des plus engageantes : Vivre ensemble ? Se marier ? Avoir un enfant ? Changer de région ? Des choix essentiels mais qui n’embrassent qu’une petite partie du vaste champ des arbitrages sur lesquels se construit une vie de couple.

Au quotidien, il faut se déterminer sur le menu du dîner, le film à voir à la télévision, les invitations adressées aux amis et à la famille, le choix d’une nourrice, l’orientation scolaire des enfants, la couleur des rideaux, l’achat d’une voiture et tant d’autres sujets qui ne susciteront pas tous un dialogue.

Une vision romantique du couple amène à penser que ne pas avoir besoin de se concerter, c’est de l’amour. Se figent implicitement les décisions et les rôles dans un contrat initial qui souvent ne dure pas parce que chacun va considérer que son avis pourrait être pris en compte. »

C’est ce dont témoigne Nathalie, comptable, 47 ans : « Philippe, mon mari, qui m’appelait avec ironie la “banquière de la famille”, commence à mettre son grain de sel dans des questions comme l’ouverture d’un compte, qui suscitaient en lui un profond ennui il y a peu. Je m’en réjouis, non sans une pointe d’agacement de le voir empiéter sur mon pré carré », reconnaît-elle.

Que l’un décide de la décoration, l’autre de la sortie du week-end, pourquoi pas ? Mais à condition d’en parler, estime Marie José de Aguiar, Gestalt-thérapeute : « Des automatismes s’installent dans la quotidienneté. Mais il est nécessaire de savoir où en est l’autre pour éventuellement remettre en question ce qui est établi. »
Cette répartition implicite des choix s’appuie généralement sur des intérêts. « Il est possible de déléguer à l’autre des décisions, ce qui ne signifie pas se décharger sur lui, note Bernard Prieur, thérapeute et auteur de « la famille, l’argent, l’amour : les enjeux psychologiques des questions matérielles » (Albin Michel, 2016). Pour éviter ce travers, il est important de reconnaître sa compétence et ses propres besoins. »

Idéalement les décisions se prennent à deux dans une « coconstruction ».
Décider a pour étymologie des mots latins signifiant « trancher » et « couper ». « Cela implique d’accepter de renoncer, indique la thérapeute. Si ce qu’on va recevoir est au moins aussi important que ce qu’on perd, ce choix est juste. Dans tous les cas, le dialogue demande une estime de soi pour s’affirmer dans les décisions. »

Vivre et Aimer dans le monde

Le saviez-vous ?
Nous sommes présents dans près de 135 pays sur les 5 continents.

Chaque année, ce sont 2800 sessions qui se donnent dans le monde, 200 en Europe et 40 en France et Suisse romande pour « Aimer dans la durée ».

Ce sont 20 sessions « Amour et Engagement » en France et Suisse romande par an pour quelques 350 jeunes couples.

Vivre et Aimer au cœur de l’année de la famille  

Le pape François a consacré cette année à la famille.
La Xe rencontre mondiale des familles s’est tenue à Rome en 2022 sur le thème « L’amour familial : vocation et chemin de sainteté »

Vivre et Aimer a un rôle prépondérant à jouer dans ces quatre orientations fixées par le Pape de :
Renforcer la préparation au mariage 
Renforcer l’accompagnement des époux 
Prendre confiance de la beauté et des difficultés de la vie familiale
Intégrer les couples mariés dans les organisations diocésaines et paroissiales 

Et notre logo ? Parlons-en

Il se compose d’anneaux (le mariage est un pacte), d’une croix (Dieu est au centre) et d’un coeur (l’Amour est une décision).

1- Les Anneaux – Le mariage est un pacte.
Les alliances jaunes et rouges représentent deux individus uniques qui se réunissent, reconnaissant leurs différences mais apprenant à travailler ensemble dans le mariage avec Dieu au centre. A mesure que les anneaux se chevauchent et s’entremêlent, ils deviennent plus forts.

2- La Croix – Dieu est au centre.
Symbole chrétien universellement reconnaissable, la croix signifie que Dieu est toujours au centre du mariage. Le jaune est la plus heureuse et la plus joyeuse des couleurs. Dans ce contexte, il symbolise l’Eglise comme un lieu accueillant d’espoir et de spiritualité.

3- Le coeur – l’Amour est une décision.
Un coeur rouge est le symbole, le plus simple et le plus reconnaissable, de l’amour, de la passion, du sacrifice. Il est placé en évidence en haut du logo parce qu’il signifie notre but : nous croyons que l’amour est une décision consciente que nous prenons chaque jour, et qu’il devrait être à l’avant-garde de tout ce que nous faisons.